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  • Aproach #1

13 décembre 2008 - 10 janvier 2009

   Oriana Fox  -  Simon Aeppli  -  Nisha Duggal





Ce programme propose une approche de vidéos britanniques dans une diversité de formes et de contenus. All my life  de l’artiste Oriana Fox rejoue avec beaucoup d’entrain des scènes de danse de films musicaux et vidéoclips. Elles explorent avec dérision la passivité de la femme dans l’imaginaire cinématographique. Une voix-off s’inspirant d’un guide de développement personnel se livre à des digressions sur l’amitié, l’amour et la pensée positive. Simon Aeppli réalise aussi bien des vidéos que des films documentaires. In case I disappear est un relevé très personnel d’objets des collections issues de l’enfance et de souvenirs. Un défilement de textes et d’images d’un carnet de notes percute l’Histoire. Avec la combinaison d’une musique et d’un zoom sur une photographie de touristes qui regardent quelque chose qui nous est invisible, Nisha Duggal compose la dissolution et la transformation d’une image. C’est un instant de méditation sur la perte et la mort sans trace de mélancolie.

Simon Aeppli, In case I disappear, 2008, 6 mn 32

This programme proposes an approach to British videos in a diversity of forms and content. "All my life" by the artist Oriana Fox replays with aplomb dance scenes from musicals and videos. They explore with derision the passiveness of women in cinematographic imagination. A voiceover inspired by a personal development guide is used for digressions on friendship, love and positive thinking. Simon Aeppli makes documentaries as well as videos. "In case I disappear" is a very personal account of objects from childhood collections and memories. A series of texts and images of a notebook punctuate the Story. Using a combination of music and zoom of a photography of tourists looking at something that we cannot see, Nisha Duggal composes the dissolution and transformation of an image. It is a moment of meditation on loss and death without melancholy.

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  • Xavier Gautier

18 novembre - 12 décembre 2008







Procession et Les cousins prolongent la série des “Family Films” de Xavier Gautier. Procession pourrait ressembler à une bande-annonce de cinéma : un texte lu en voix off mais sur des images familiales super 8 tourné par son père. Les cousins utilise aussi cette forme de cinéma en voie de disparition en y superposant cette fois la bande son d’une série TV récente pour la jeunesse, “Allie Singer”. Ces associations sont absurdes et drôles. L’enjeu de Sound from Norton Park est tout autre. Il reconstitue un film avec Anne Frank, alors qu’il n’existe originellement qu’une toute petite séquence prise au hasard par un film amateur. Le son du film est celui de comptines anglaises qui rappellent l’attente des avions et parachutistes anglais libérateurs.

Procession and Les cousins are part of the series of “Family Films” by Xavier Gautier. Procession looks like a movie trailer: a text read out loud for Super 8 family videos shot by his father. Les cousins also uses this kind of film used less and less by overlaying the soundtrack of a recent TV series for youngsters, “Allie Singer”. These associations are absurd and funny. The challenge of Sound from Norton Park is completely different. It reconstitutes a film with Anne Frank, although originally there is only one short sequence taken by chance by an amateur. The soundtrack of the film is that of English nursery rhymes that remind us of the wait for liberating English airplanes and paratroopers.

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  • Marie Hendriks

18 octobre 2008 - 10 janvier 2009




Marie Hendriks est née aux Pays-Bas. Après des études à l’Ecole nationale supérieure des beaux arts de Bourges, elle intègre le Fresnoy. Elle réalise des photographies, des films et des installations dont les intérieurs à la préciosité exacerbée participent à des univers d’une autre temporalité. La surcharge d’éléments décoratifs laisse échapper par certains détails des espaces mentaux en tension. Ses dernières créations, le film Millseweg 2, 2006, et l’installation Défaire l’Héritière, 2007, s’articulent autour d’un lieu et d’objets où des histoires, des souvenirs, des mythes, des légendes sont rejoués... L’Espace Croisé produit une nouvelle installation de l’artiste et lui consacre sa première exposition personnelle. Et si les rêves flamands rapetissaient… ?, 2008, poursuit la recherche d’un univers qui se situe entre le vraisemblable et le merveilleux. Marie Hendriks y raconte une histoire fictive qui, tel un conte, permet de remonter le temps, de rapetisser, de se transformer, de se fondre dans un décor, d’apparaître et de disparaître. Les images ont été tournées dans la salle des plans-reliefs du Palais des Beaux Arts de Lille. La bande son qui accompagne les images est jouée par le Drumband Willhelmina de Numansdorp (NL).

Et si les rêves flamands rapetissaient…? , 2008, est une production de l’Espace Croisé,
co-produite avec le CRRAV et la Région Nord - Pas de Calais, le Fresnoy, avec le soutien du Palais des Beaux Arts de Lille, de la Box - ENSBA à Bourges, de Mains d’Œuvres à St Ouen, du Drumband Willhelmina de Numansdorp (NL)

Marie Hendriks was born in the Netherlands. After her studies at the Ecole nationale supérieure des beaux arts at Bourges, she joined the Fresnoy. The inner essence of her photography, films and installations portrays an exaggerated affectedness and participate in a universe set in another temporality. Overladen with decorative elements, these works suggest a tense mental state through certain details. Her latest creations, the film Millseweg 2 and her installation Défaire l’Héritière, revolve around a place and objects where stories, memories, myths and legends are re-enacted… Espace Croisé presents a new installation of the artist and her first solo exhibition. Et si les rêves flamands rapetissaient…? follows the quest of a universe situated somewhere between plausibility and the marevellous. Marie Hendriks narrates a fictional story, which, like a fairy tale, allows one to go back in time, shrink, transform and melt into a decor, appear and disappear. The images were filmed in the rooms of the Palais des Beaux Arts of Lille. The soundtrack for these images is provided by Drumband Willhelmina from Numansdorp (NL).

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  • Laetitia Benat

07 - 28 juin 2008






Le travail de Laetitia Benat s'élabore autour de la photographie, de la vidéo et du dessin. Réécriture d'un quotidien devenu étrange par l'attention portée à ces détails d'ordinaire invisibles mais où l'on s'engouffre à force d'y regarder de trop près. L'abîme est le lieu, la chambre, l'espace clos où toute la solitude se déroule. Un encadrement de fenêtre, une ombre qui passe sur un mur. Ses vidéos se caractérisent par l'attachement à dépeindre des femmes, alanguies, tristes pour certains simplement vides pour d'autres. Mais à travers tous ces visages blêmes ce qui tend à s'écrire n'est peut-être que la poursuite du portrait originaire ; celui qui les rassemblerait toutes.

Née en 1971, Laetitia Benat vit à Paris après des études à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon.

Laetitia Bénat’s work revolves around photography, video and drawing. Her work takes a fresh look at daily life, which takes on an odd appearance because of the attention paid to details which are usually invisible and which swallow you up if you look at them too closely. The abyss is the place, the bedroom, the closed space where solitude takes place. A window frame, a shadow passing over a wall. Her videos are characterized by their depictions of women languishing, some looking sad, others simply empty. But in all of these pale faces, what is written is perhaps only the continuation of the original portrait, the one that brings them all together.
Laetitia Bénat was born in 1971. She now lives in Paris, after completing her studies at the National School of Fine Arts in Lyon.

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  • Liane Lang

29 avril - 31 mai 2008










"Mon travail transfère la sculpture dans un médium bidimentionnel tel que le film et la photographie. Je fabrique des mannequins en latex et silicone et je les utilise dans des mises en scène photographiques ou des films d'animation afin de réaliser un travail qui existe entre une fiction et une composition de nature morte. Les scènes sont realisées dans des espaces qui ont en eux-mêmes une dimension sculpturale. Dans mon travail, les figures occupent l'espace comme des présences spectrales, simulant de fausses sensations de contact." LL
Née en 1973 à Munich, après des études au Goldsmiths’ College, Liane Lang vit à Londres.

"My work translates sculpture into two-dimensional media such as film and photography. I make very life-like latex and silicon casts and use them in photographic arrangements as well as animated film, to create something that exists between narrative fiction and still life composition. The scenes are set in spaces that are contrived, and in themselves sculptural. The figures in the work inhabit the environment like spectral presences, simulating touch and sensation, engaged in mock reflection." LL
Liane Lang was born in Munich in 1973. She lives in London, after completing her studies at the Goldsmiths’ College.

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  • Alice Anderson

26 avril - 28 juin 2008



L’Espace Croisé a produit un nouveau film d’Alice Anderson : The Dolls’ Day, 2008, librement adapté de la nouvelle d’Edgar Poe, Morella. Il a été tourné à Roubaix dans l’un des réservoirs d’eau du Huchon.
Il était une fois une fille qui vivait dans une cellule. Elle y vivait depuis si longtemps que le temps avait formé une boucle autour d’elle. The Dolls’ Day, renoue avec l’esprit de la vidéo Souffler n’est pas jouer/Prompt book, 2005, présentée l’année dernière à l’Espace Croisé. Cependant dans ce nouveau conte, la fille également prise en étau entre la mère et le père se libère cette fois par la destruction des parents. La jeune fille affiche expressément l’exacerbation du malaise liée à son enfermement. La mère et le père sont reclus dans un lieu aseptisé. Cela pourrait être une morgue. Ils drainent leur haine hors du temps. La fille est tour à tour confrontée à la mère et au père. Cette vidéo est l’histoire d’un désir d’enfant contrarié. La fille subit cruellement son destin de ne pas être un garçon. Rejetée, elle est demeurée anonyme. C’est l’histoire à huis clos d’un univers effrayant et impitoyable dans lequel les poupées et les êtres vivants ne peuvent coexister. Le film à travers la métamorphose du père et de la mère accomplit la vengeance de la fille.

Alice Anderson est née en 1976 à Londres. Après avoir vécu en France et étudié à l’École Nationale Supérieure des Beaux - Arts de Paris entre 1998 et 2001, elle vit à Londres depuis 2002, après ses études au Goldsmiths College.

The Espace Croisé has produced an Alice Anderson's new film: The Dolls’ Day, 2008, adapted from the Edgar Poe's novel, Morella. Once upon a time there was a girl who lived in a cell. She had been living there so long that time had formed a loop around her. The father's name, 2007, harkens back to the spirit of Souffler n'est pas jouer/Prompt Book, 2005. In this new tale, though, the daughter, also caught in a vice between the mother and the father, frees herself this time by the destruction of the parents. The girl specifically displays the rise of a malaise linked to enclosure. The mother and the father are recluses in a sterile place. It could be a morgue. They drain their hatred outside of time. The daughter is alternatively faced with her mother and her father. This is the story of thwarted desire for a child. The daughter remains without a name, anonymous, and submits to her cruel destiny. Born a girl and not a boy, the daughter has not been declared and lives in seclusion. This is the closed-door story of a terrible and pitiless universe in which dolls and living beings cannot co-exist. The film, through the metamorphosis of the father and the mother, carries out the daughter's vengeance.
Alice Anderson was born in London in 1976 where she lives now after her studies at the Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts of Paris, 1998-2001. She also studied at the Goldsmiths’ College in London.

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  • IDEAL #10

26 février - 16 mars 2008






Nous aimé ces films avec une totale subjectivité sans chercher de liens entre eux. Une diversité d’univers à découvrir…

We liked these films in total subjectivity without trying to find links between them. Different worlds to discover…

Avec With Lauren Lavitt, Laetitia Bénat, Uriel Orlow, Judy Fiskin, Dominique Blais, Isabelle Cornaro, Marie Voignier, Naotaka Hiro


Lauren Lavitt, On the search for Hopkins, vidéo, 2007

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  • Erin Cosgrove

22 janvier - 23 février 2008

A Heart Lies Beneath, vidéo, 7m35, 2003, est une vidéo satirique animée et en prises réelles de la marchandisation et romantisation de la révolution ou du terrorisme. Elle est présentée par Fabio (dont on retrouve le visage sur des milliers de couvertures de romans d'amour), nonchalamment assis dans un bouge, dans lequel John Baldessari fait également une apparition. L'animation s'inspire de mon roman d'amour satirique, The Baader-Meinhof Affair (publié en 2003 par Printed Matter, New York, USA, et en 2005 par blumenbar, Munich, Allemagne) et des dessins que j'ai créés pour accompagner l'installation du livre. Dans The Baader-Meinhof Affair, l'idylle de la société avec les hors-la-loi prend la forme d'une histoire d'amour à l'eau de rose entre jeunes américains d'aujourd'hui admirateurs de la bande à Baader (un groupe terroriste allemand des années 1970 essentiellement composé d'étudiants de la classe moyenne). La romantisation des hors-la-loi est une vieille métaphore d'histoires d'amour et d'Hollywood, poussée ici jusqu'à des extrêmes peu romantiques.

A Heart Lies Beneath, 2003, 7 mn 35, is a live action and animated video satire of the commodification and romanticizing of revolution or terrorism. It is introduced by Fabio (famous for playing the hero on the cover of thousands of romance novels), who sits wearily in a dive bar, in which artist John Baldessari also makes an appearance. The animation is based on my satiric romance novel, The Baader-Meinhof Affair (published 2003 by Printed Matter, New York, and 2005 by blumenbar, Munich, Germany) and drawings I created to accompanied the book installation. In The Baader-Meinhof Affair society’s romance with the outlaw is played out in a story about love between modern-day American aficionados of the Baader-Meinhof Gang (a 1970s German terrorist group comprising mainly of middleclass students). Romanticizing the outlaw is a long-standing trope of romance and Hollywood, but here is taken to unromantic extremes.



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